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Glossaire de l’assurance Takaful Famille

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De l’arabe «kafalah», le Takaful est un système d’entraide et de solidarité dont l’objectif est de couvrir un sinistre éventuel subi par l’un des membres d’une communauté. Inspiré de la finance islamique, c’est est un concept qui offre une garantie mutuelle et d’indemnisation pour un groupe de participants, ceux-ci étant à la fois assureurs et assurés. L’assurance Takaful se distingue fondamentalement de l’assurance conventionnelle, car elle est conforme aux préceptes de la Charia (l’usure, les spéculations et l’incertitude sont bannis). Les primes du Takaful sont considérées comme des contributions à un fonds commun établi dans le but de répartir le risque de survenance d’un événement défavorable touchant un membre du groupe.

L’AAOIFI (Accounting and Auditing Organization for Islamic Financial Institutions), est une organisation à but non lucratif de soutien aux compagnies spécialisées dans la finance islamique. Fondée au Bahreïn en 1990, l’AAOIFI a pour objectif d’homogénéiser les pratiques financières islamiques dans le monde. L’organisation compte à ce jour plusieurs réalisations, notamment l’élaboration des 100 normes islamiques dans les domaines de la finance, de la gouvernance, de l’audit, de la comptabilité, etc. Celles-ci sont aujourd’hui appliquées par la majorité des institutions financières islamiques partout dans le monde.

Dans une institution financière islamique, le Sharia Board est un comité dont le rôle est de vérifier la conformité des produits d’assurance à la Charia. Obligatoire au sein d’une compagnie Takaful, le Sharia Board un comité qui regroupe de nombreux experts en loi (fikh) et finances islamiques. Son rôle consiste à conseiller la compagnie, donner des avis de compatibilité sur les opérations, effectuer un audit régulier des opérations de la compagnie ou encore prendre des mesures conservatoires en cas de non-respect de la loi islamique.

L’assurance islamique ou « Takaful » est un système d’assurance basé sur l’engagement, l’assistance et la solidarité. C’est une forme d’assurance qui a vu le jour dans les années 70 et qui continue de croître dans le sillage de la finance islamique. A la différence de l’assurance conventionnelle qui est aléatoire et usuraire, l’assurance islamique ne couvre que des secteurs non prohibés par l’islam. La notion de risque est répartie entre les contractants, à travers le paiement volontaire d’une contribution afin de couvrir un sinistre éventuel.

La finance islamique est un terme générique qui couvre tous les produits et transactions financières conformes à la Charia. Elle repose alors sur l’interdiction de 3 principes : l’intérêt ribbah,l’incertitude Gharar, la spéculation Maysir, et l’investissement dans des domaines prohibés par l’islam : tabac, alcool, jeux de hasard, paris sportifs, etc. C’est un secteur en forte progression ces dernières années (environ 2400 milliards d’actifs en 2019 dans le monde).

C’est un terme qui renvoie à une vente risquée dont les détails sont incertains ou inconnus. Il est prohibé par la Charia et tout contrat signé sous le signe de l’incertitude (Gharar) est nul et non avenu au regard de la Charia. En Finance islamique, le respect du Gharar est fondamental, notamment pour les produits dérivés : contrats à terme, spéculation, vente à découvert, etc.

Provenant de l’arabe « Yasir » qui veut dire « facile », le Maysir est prohibé par la Charia et le Coran. Il renvoie aux jeux de hasard et aux actes pouvant entraîner la discorde entre croyants. La prohibition des contrats d’assurance classiques proviendrait de l’interprétation du Maysir.

De l’arabe « rabâ », le Ribbah signifie augmenter une chose par elle-même. Il s’agit, dans un échange, de l’inégalité de la prestation et de la contre prestation ; on peut la constater dans une opération de prêt avec intérêt, la somme restituée étant supérieure à la somme prêtée, ou dans l’assurance classique, la prime étant inférieure au sinistre, si celui-ci se produit, ou restant sans contrepartie dans le cas contraire. Le Ribbah renvoie à tout avantage ou surplus perçus par un contractant de manière illégitime. Les transactions financières basées sur le Ribbah sont prohibées par la Charia.

De l’arabe « voie », la Charia renvoie à la loi islamique fixant l’ensemble des règles, des interdits et des sanctions. Elle concerne aussi bien l’aspect juridique que l’aspect économique de l’islam, notamment pour les institutions financières islamiques. Dans le domaine financier, la Charia est un profond marqueur idéologique dont l’objectif est de combattre l’illicite, l’usure, la spéculation, l’incertitude, etc.

La prévoyance islamique est un contrat d’assurance basé sur l’engagement et la solidarité des contractants. L’objectif est de mutualiser les efforts afin de porter assistance à l’un des membres de la communauté en cas de sinistre (invalidité, mort). La prévoyance islamique est une forme d’assurance acceptée en islam, car conforme à la Charia.